Association des Officiers de Réserve du département de l'Ain
19 Juin 2016
Ce serait impossible de résumer en quelques lignes la conférence de Monsieur Rémi RICHE sur les « régiments de l’Ain dans la Grande Guerre », tant la soirée fut dense.
Dans un premier temps il présenta en quelques chiffres la conscription dans le département.
Trois régiments : le 133ème RI à Belley, le 23ème RI et son régiment de réserve le 223ème RI à Bourg en Bresse .Quelques conscrits partaient en fonction de la sélection jusqu’au 5ème Bataillon de Chasseurs à pied à Epinal.
En effet, en 1911, la France comptait 221 villes de garnison ; rien que Bourg possédait plus de 1450 conscrits dans ses casernes et Belley 1300.On y affectait en priorité les pères de famille de l’Ain ou du Rhône, les célibataires partant plutôt hors département.
En 1913 la durée du Service National passe de 2 à 3 ans. Les Balkans voient une première amorce de guerre .La presse de l’ époque tirait à 3 Millions d’exemplaires de 8 pages environ.
Après trois ans de service les appelés passent dans la Réserve (24 à 34 ans), puis ensuite dans la Territoriale (35 à 41ans) et enfin dans la réserve territoriale (42 à 47 ans).
La mobilisation générale est décrétée le 2 Août 1918 ,propagée par le tocsin ou les clairons.
Le 23ème RI part pour Remiremont dans les Vosges,il sera souvent dans les combats proche du 133 .
On le retrouve à Mulhouse puis ST DIE. A Mehoncourt, est tué le parlementaire Pierre Goujon, engagé volontaire malgré son statut.
Le pantalon rouge garance restera en dotation jusqu’en janvier 1915 et le casque n’apparut qu’à l’automne de la même année.
Ils participent aux combats de la Fontanelle à Ban de Sapt, à ceux du Vieil Armand.Des pertes mais aussi beaucoup de « pieds de tranchée ».
La région de l’Ain voit le développement d’une industrie chimique à Bellegarde, la naissance d’une école d’aviation militaire à Ambérieu.
Après un parallèle avec les nombreux événements nationaux, il termina sur le bilan de la guerre qui laissa la France en ruines, l’Ain comptant 13 000 morts.
Michel DALEGRE