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Association des Officiers de Réserve du département de l'Ain

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MALI,opération Serval,piège ou nécessité? Retour d'expérience

Soirée IHEDN Meximieux
Soirée IHEDN Meximieux

C'est à l'invitation de la section I.H.E.D.N. de l'Ain, que le Colonel Eric LENDROIT chef d'état-major de la 3ème Brigade Légère Blindée ,et ancien chef de corps du 68ème R.A.A., présenta son retour d'expérience sur l'opération Serval le vendredi 12 septembre 2014.

Après quelques rappels géographiques et historiques pour situer le théâtre d'opérations (la partie désertique représente la moitié de la France)il aborda le déclenchement de l'opération Serval.

Cela commença par un coup d'arrêt des forces spéciales, puis un soutien amené par les forces prépositionnées en Afrique et enfin la nécessité d'amener une force conventionnelle conséquente.

Il évoqua ensuite le rôle de sa brigade au combat pour chasser les groupes terroristes et libérer le pays.En 15 jours de combat au Mali les véhicules firent plus de kilomètres qu'en trois ans de manoeuvres, avec une température de 55°C la journée,c'est dire les contraintes pour le personnel et le matériel.Bien qu'en combat de nuit l'armée française possédait des atouts techniques ,notamment en infrarouge, mais la nécessité d'un repos "à la fraîche" la nuit impliquait des combats de jour.

C'est sans doute plus de 600 djihadistes qui trouvèrent la mort dans les combats, la brigade consommant en 72 heures autant de munitions quand un mois d'Afghanistan.Cela allait jusqu'à l'utilisation de cartouches 9mm pour les P.A., dans certains combats rapprochés (attaque surprise de P.C.).D'où également l'importance de la logistique ,compte tenu des élongations (plus d'un million de kilomètres parcourus par les véhicules de sa brigade).

Comme retour d'expérience ,il note que ce fût l'occasion de combats interarmées,permettant de tester la performance des matériels et des équipements (véhicules,rangers...).

Ce type de combat impliquait une boucle décisionnelle courte ,demandant de l'audace et de la volonté au commandement.

La rusticité et l'endurance de la troupe est aussi très importante.De même que dans le désert un guide malien vaut mieux qu'un GPS pour trouver son chemin.Pour le renseignement de terrain le rôle des hussards reste primordial, les ennemis se cachant le plus souvent sous les arbres.

Pour maintenir deux brigades sur le terrain il en faudrait l'équivalent de huit , pour pouvoir maintenir le matériel et le personnel en condition et le faire relever.

PC(R) Michel DALEGRE

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